Tête des Saix depuis Vernant

Dernière mise à jour : 23 juin

Jeudi 03 juin 2021


Tête du Pré des Saix.


Départ sous les nuages qui commencent à arriver. Il est déjà 10h passé (comme d’hab).

Je me mets en route depuis le parking de Vernant pour aller jusqu'au lac du même nom. Après plus de 4 mois sans montagnes ni photo... je m'arrête tous les deux mètres pour profiter... et prendre quelques clichés.


Crocus sur un alpage dans les montagnes en haute-savoie

Il n'y a personne dans le coin. Les chalets d'alpage et buvettes ne sont pas encore ouverte en ce début de saison. La neige est encore présente un peu partout autour de moi.


Après avoir un peu traîné des pieds, me voici arrivée au Lac de Vernant encore sous la glace, je ne m'y attendais pas ! Les télésièges vides ont les pieds au sec quant à eux.

J'entends des voix sans visage (qui parlent en allemand ?) près du télésiège de Corbalanche que je m'amuse à prendre en photo (le télésiège, pas les gens que je ne vois pas, hein).



J'hésite fortement à faire demi-tour. Les nuages sont de plus en plus gris et on dirait qu'il va déjà pleuvoir. Je vérifie Chamonix Météo qui n'était pas très heureuse ce matin mais la mise à jour tombée à 9h et des poussières est beaucoup plus optimiste ! Pas de pluie avant la fin de journée finalement. Et comme pour confirmer cette prédiction, les nuages s'éclaircissent et laissent même entrevoir un peu de ciel bleu.


Je continue donc mon ascension et me retrouve rapidement sur de la neige. Je n'aurais jamais cru qu'il y en aurait autant à cette période ! C'est du jamais vu pour moi. Néanmoins le temps n'a pas franchement été au beau fixe ces derniers temps ici.



Je bifurque en dehors du sentier pour retrouver un peu de terre ferme et avancer plus facilement. Je laisse le Col de Vernant sur ma droite pour aller vers la Tête des Saix. Je remonte ce qui est une piste de ski en plein hiver, et qui ressemble toujours un peu à ça d'ailleurs. Je passe la plupart du temps le nez en l'air, à dégainer l'appareil photo toutes les deux secondes et profiter du paysages. Ce qui fait que je mets 1h30 à rejoindre la Tête au lieu des 50 minutes prévues... Ce n'est pas aujourd'hui que j’établirai un record !

Je suis éberluée par toute cette neige. C'est à croire que les montagnes n'ont pas encore changées de saison.


Une fois là-haut, j'en profite pour manger un bout sur la terrasse du Croc Blanc, fermé en été. Il est déjà plus de 13h30. J'ai la terrasse pour moi toute seule et je peux même profiter des sortes de bancs sur les côtés pour me poser un peu, face au Mont-Blanc.



Après avoir profité du soleil, du cirque des oiseaux et d'une mouche suicidaire, je reprends ma route. J'avais prévu de rejoindre la Pointe de Cupoire mais je ne sais pas par où aller, ni si ce sera accessible.


J'erre entre les télésièges et finis par apercevoir la piste que je dois descendre. Je prends un peu de hauteur vers le télésiège de Coulouvrier pour m'assurer que la descente sera possible.


Après vérification, je m'engage sur cette piste encore recouverte de neige (jusqu'à plus d'1m par endroits). Il fait de plus en plus chaud, le soleil cogne et il n'y a pas une once de vent.


Le Col de Vernant à Flaine enneigé en Haute-Savoie
Au Col de Vernant

Après une descente pas particulièrement intéressante (une piste de ski c'est loin du petit sentier bucolique), j'arrive à la Pointe de Cupoire qui a été écrêtée il y a quelques années pour faciliter l'effort aux skieurs (à une époque il fallait beaucoup pousser sur les bâtons pour arriver au bout de la piste Perce-Neige, maintenant c'est une rigolade. Je ne comprends pas trop pourquoi on casse les montagnes alors que les gens viennent en montagne... parce qu’il y a des montagnes. Bref.)


Je continue encore un peu pour prendre une autre piste qui mène au Lac de l'Airon.

L'Alpage est complètement déserté. Les touristes ont été remplacés par une armada de grenouilles qui s'extasient sur les berges du lac. C'est étrange de voir la montagne abandonnée (ou peut-être juste telle qu'elle est sans nous).


Une grenouille et ses œufs dans un lac de montagne

Je m'assois quelques minutes pour observer la faune et trouver mon chemin. Je suis sensée récupérer un sentier qui rejoint Vernant mais impossible de le localiser sous la neige. Aucun panneau ou balisage pour m'aider non plus.


Après un bon quart d'heure de galère, carte et smartphone à la main, je finis pas suivre le gps pour partir dans la bonne direction. J'enjambe un torrent grâce à un petit pont et me retrouve par dessus le sentier.


Je poursuis et suis enfin convaincue d'être sur la bonne route.


J'ai rejoint un joli petit sentier beaucoup plus sympathique que les pistes empruntées auparavant. Celui-ci traverse le Bois de Corbalanche et longe la montagne pour me faire retourner du bon côté. Je croise enfin un poteau (le premier depuis le Lac de Vernant), il est couché par terre... On dirait que les humains ont joué avec la montagne puis l'ont abandonnée pour aller en vacances.


Paysage nuageux de Haute-Savoie avec Le Môle et le Pic de Marcelly

Au milieu de cette ambiance surréaliste. Encore un peu de galère, de torrent et de forêt pour enfin revenir au parking de Vernant.


Ce tour fut étrange et revitalisant bien qu'un peu chaotique et lunaire. Il est preque 18h. Plus qu'à rentrer dans mes pénates, la pluie commence seulement à tomber.

 

Et voici un parcours similaire, seul le point de départ change (chemin qui mène à l'Airon depuis la Route de Flaine au lieu du parking de Vernant).


👉 Consulter le tracé ici.


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