Flaine au pas de course

Dernière mise à jour : 13 sept. 2021

Dimanche 7 août 2016


10h, direction Flaine en cette très belle journée ensoleillée. Je me gare, mets mes chaussures et c’est parti ! Après quelques minutes de marche, j’arrive au pied des Télécabines, prends mon ticket et me dirige vers l’entrée.


Je monte dans une cabine avec 2 petites familles. L’un des garçons confond les pierres avec de la neige, ce qui a le don de faire sourire tout le monde et de mettre les parents dans un embarras léger. 15 minutes plus tard, me voilà débarquée à 2500m d’altitude, avec droit en face de moi, le Mont Blanc. Divin.


Le Mont-Blanc (au cas où vous l'auriez pas reconnu ;)


Je pars vers l’Ouest, Sud-Ouest pour essayer de rejoindre le début du sentier menant au Col du Colonney. Je parle de sentier, mais je devrais plutôt parler de « direction ». Le désert de Platée est un immense lapiaz où il est difficile de se repérer et d’avancer. La visibilité est à peu près de 20m.


Je me dirige un peu trop vers le Sud, mes pensées perturbées par le nombre de personnes présentes sur le site. Trop de monde pour que je puisse avoir la tête libre, être concentrée sur mon objectif et que je sois sereine. Après une trentaine de minutes, je finis enfin par être un peu plus seule et à retrouver un certain calme. Je dégaine ma carte et essaie de comprendre où je suis. Difficile à dire. Je pense être descendu trop bas et pars en diagonale, en direction Nord-Ouest. Je me fais arrêter par une famille qui me demande si je veux voir des bouquetins. Une trentaine de mètres en contrebas, 4 bouquetins se dorent la couenne au soleil, sans que notre présence ait l’air de les déranger le moins du monde.


Bouquetins dans les lapiaz à Flaine
Les bouquetins qui bronzent

Je remercie cette famille et continue ma navigation. Après de longues errances je finis enfin par trouver un marquage qui confirme mon instinct. Peu de temps après j’arrive enfin au Col du Colonney. Je prends ensuite la direction de la Tête des Lindars. L’ascension est difficile et le terrain accidenté casse mon rythme. Je galère.


Après une vingtaine de minutes je tombe sur un nouvel attroupement de bouquetins, aussi peu effrayés que le groupe aperçu plus tôt. Encore dix petites minutes et me voici arrivée aux Lindars, il est déjà 13h30. Je me mets à l’ombre sous l’arrivée du Télésiège, avec en contrebas le village de Flaine. Je mange un bout vite fait en étudiant ma carte. J’ai erré près d’une heure sur les Lapiaz et j’ai peur de ne pas pouvoir faire le tour que j’avais prévu.


Je me remets en route et tombe sur un panneau qui m’indique que le refuge devant lequel je veux passer est à 1h de marche. Je fais un peu de calcul mental et je décide d’y aller au culot. A l’instinct.


En pressant le pas, l’heure se transforme en trois quarts d’heure. C’est le petit but que je m’étais fixée pour essayer de rattraper mon retard. Sur la descente je peux profiter, dès que je lève la tête, d’une vue imprenable sur le massif du Mont Blanc.

Une fois en bas, j’emprunte le chemin juste au-dessus du refuge et m’arrête au poteau indicateur. La terrasse du refuge est assez pleine et une dizaine de tentes sont plantées juste en face. Je comprends ces randonneurs, la vue est simplement stupéfiante. Le Mont Blanc nous domine et je pourrais rester ici des heures et des heures à admirer ce panorama majestueux.


Le Refuge de Platé | Indications à Platé | Une famille qui descend vers Platé


L’affichage m’indique qu’une heure trente me sera nécessaire pour remonter aux Grandes Platières, les Télécabines d’où je suis arrivée. Le sentier que j’arpente est une variante du GR96 sur lequel je m’élance doucement. Je croise souvent du monde en remontant le GR, le sentier est superbe et mon rythme s’adapte parfaitement à celui du chemin. Sur le point de croiser un couple, je commence à me ranger sur le côté quand l’homme s’arrête et m’affirme que ceux qui descendent doivent laisser passer ceux qui montent. La plupart des randonneurs que j’ai croisés aujourd’hui n’étaient pas aussi polis !


L'univers des lapiaz (les cailloux à perte de vue) et des névés (les gros tas de neige)


Le rythme de mon ascension est tellement régulier, que j’en oublie presque le temps qui passe. Je manque de perdre le GR un moment, ce qui me rappel à l’ordre, mais pour peu de temps puisque j’atteins sous peu le Col du Colonney. Un panneau m’indique que je suis à 30 minutes de mon but final et il n’est « que » 16h, j’ai heureusement compensé mes errances matinales. Plus j’approche des Télécabines, plus il y a du monde. Les lapiaz aux alentours constituent un sentier géologique. Une famille m’arrête pour savoir si j’ai aperçu des bouquetins plus bas. Malheureusement, ceux que j’avais vu sur les coups de midi étaient bien plus loin.


Je continue ma route et joue aux funambules sur les failles rocheuses. Je suis légère comme une plume.


Les Grandes Platières à Flaine avec une famille
La boucle est bouclée

16h30, j’atteins les monstres de fer qui me feront redescendre à 1600m d’altitude. Je monte dans une cabine avec une famille franco-slave. Nous glissons dans les airs, ma journée touche à sa fin.

 

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