Barme Froide

Dernière mise à jour : 13 sept. 2021

Vendredi 12 août 2016


Ce matin, j’ai la rapidité d’un escargot. Je pars de l’appartement quand il est déjà presque 11h, direction Flaine. J’achète mon billet et accède aux télécabines. Une fois arrivée aux Grandes Platières, je descends vers l’Est et rejoins le col au pied de la Tête Pelouse. Je longe ce mont vert et me dirige vers des Lapiaz. Sur eux se prélasse une marmotte au soleil, elle se dandine devant moi.


Une marmotte sur les lapiaz du Désert de Platé à Flaine
La marmotte (qui se dore au soleil et qui n'en a rien à foutre du chocolat)

Peu après ce spectacle inattendu, je peine à trouver mon chemin, il y a de multiples sentiers tracés par les moutons et je ne sais lequel je dois suivre. Je reviens sur mes pas, sors ma carte et réussi à déterminer quelle direction je dois prendre. La route que j’emprunte me fait enjamber une barrière souple et me voilà au milieu d’un troupeau de moutons. J’essaie de passer au travers de ces petites bêtes de la manière la plus douce possible afin de les déranger le moins possible, je ne suis pas à ma place. Une fois passé le troupeau, je récupère la large piste du GR et me dirige vers les chalets de Sales. Je me balade au milieu d’un bel alpage sur un étroit sentier pendant un long moment, et vers 14h, j’aperçois au loin le petit hameau — il est temps de casser la croute.


Petite cascade le long de Barme Froide à Flaine
Le sentier remontant Barme Froide navigue autour de cette petite cascade

Après une bonne pause et une courte méditation, je repars et traverse presqu’aussitôt les chalets. C’est un petit havre de paix... rempli de randonneurs ! Heureusement, je quitte sous peu cette cohue et remonte sur des rochers avant de prendre un sentier, ou plutôt une direction, qui me fait grimper le long de l’extrémité Est de Barme Froide. La randonnée se transforme en rando-escalade. Je suis aux anges. Le dénivelé déroule rapidement quand un petit groupe de bouquetins traverse ma route, quelques mètres au-dessus de moi. Je fais quelques pas de plus quand un dernier individu passe à 5 petits mètres en dessous de moi. Il stoppe, me regarde et continue sa route tranquillement. Un peu plus haut, je passe devant une grotte où gazouillent des oisillons. Barme Froide est magnifique. Le temps s’arrête.


Un bouquetin au milieu de l'herbe à Barme Froide, Flaine.
Le bouquetin zen de Barme Froide

Suite cette montée incroyable, je me retrouve au pied du Désert de Platé. Le topo que je suis me demande alors de traverser les Lapiaz, en direction de la Tête Pelouse, en suivant une faille... et le temps s’étant arrêté me voilà en retard sur mon programme et devant partir à l’aveuglette. Je décide de ne pas suivre la direction de la Tête Pelouse et de partir un peu plus sur la gauche pour essayer d’atteindre les Grandes platières avant que les télécabines ne s’arrêtent.

Je grime à une vitesse soutenue et me surprends moi-même. Je danse sur les Lapiaz, je vis dans mon rêve. Concentré sur ma respiration, l’altitude défile rapidement. J’aperçois la gare au loin et me retrouve bientôt sur la piste du GR, il est 17h15. Les télécabines sont fermées depuis 15 minutes mais ce n’est pas grave, je suis heureuse d’être arrivée là-haut à cette cadence, sans suivre de voie toute tracée, à l’instinct et sans qu’une goutte d’eau ne soit tombée du ciel malgré les nuages de plus en plus menaçants. Je monte en direction de la gare pour faire une petite pause sur les bancs installés en terrasse.



Un quart d’heure plus tard j’attaque le retour à Flaine à pied en suivant le chemin large et pierreux du GR 96. La descente se fait tranquillement et après 2 petites heures de marche, j’arrive au parking.


La journée fut plus longue que prévue, à force d’avoir passé la monté de Barme Froide la tête en l’air et après un retour pédestre envisagé mais non prévu, j’en ai plein les jambes et la tête. Je vais conter de belles histoires à Morphée.

 

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